... ( Tout ) Et N ' Importe Quoi ...

[ Ce qu'il reste de sel après qu'on a pleuré. ] [ Je vais devenir un pur esprit. Me fondre dans le néant, m'apercevoir que je n'ai jamais eu aucune consistance. Que je n'ai toujours été qu'une apparence.]

30 août 2008

Dessous.

Au dedans,
la sensation de tomber tout au fond de moi.

Posté par Ankylosee à 14:01 - .Et. - Commentaires [10] - Permalien [#]

Ce que le jour doit à la nuit.

where_is_love__by_LittleFlairC'est un jeu. Il faut seulement laisser prendre l'illusion. Et provoquer l'artifice du rire. Je joue. Je joue à cache-cache. Sans décompte. Sans cachette. Sans excitation. Sans quête. Sans personne à démasquer. Seulement l'ennemie à dissimuler dans le fond d'un placard inexistant. Dans un appartement dépourvu d'humanité. De passages secrets. Et de trésors sous les lattes du parquet. Je joue. Je joue à ne pas me croiser. A éviter que mon regard heurte ce corps. Celui que je dois appeler "mon corps" avec le naturel et le détachement propice à une telle énonciation. Je me suis trop vue. La nausée me gagne. Alors je joue. Et j'accroche mes yeux à la poutre centrale. Là où se balancent déjà mon cœur et mes tripes. Doucement. L'idée s'immisce. Me faire rentrer au fond de moi. Sous la peau. Au cœur de mes os. Retrancher et avec les ongles, tout pousser dans les fêlures. Ôter de la vue le tout. Je finirai poussière. Ce moment me tarde, souvent, un peu trop, me dit-on. Il me semble souvent que je n'arriverai pas au bout. Que j'ai usé la force de mes chimères sur les mauvais chemins. Et qu'ils m'ont perdu. M'ont abandonné sans rose des vents. Que les autres sentiers sont hors de portée, ne serait-ce, que pour y prétendre. Je rive mes yeux au plafond. Pour ne rien voir. En fait, je m'épargne. Me protège. Me mets à l'abri de moi-même. Je me glisse dans mon petit gilet bleu que je traîne depuis des années. Un temps il flottait de partout, pas seulement aux bras, comme aujourd'hui. J'ignore ce que je pense de ce temps là. Et j'observe glisser la nuit sur le jour. L'épie prendre la peau de la lumière. Epouser les formes que le jour a caressé avant elle. Je fixe des dates butoirs dans la nuit noire. Et avec eux les objectifs. Les défis. Les impératifs. Des comptes à rebours que j'enclenche régulièrement, comme si tout ne dépendait que de cela. Me promettant entre mes larmes de m'y tenir. D'œuvrer pour. Avant de tomber plus loin. Je joue. Je joue à cache-cache avec demain. Avec la vie. Avec moi. Avec l'amour. Avec l'avenir. Je n'arrive pas à me laisser toucher. Ou trop. J'incarne les présentes. Je ne me sens qu'absente. Je pense grandeur et éclat. Mais je ne suis pas de cette trempe là. La médiocrité de ma vie ne me sied. Mais aucun de mes jeux n'est capable de colorer ma vie ratée. L'illusoire a ses limites. Je joue à cache-cache. En espérant secrètement, dans les brefs moments où cela m'est permis, que la vie et l'Autre viendront me chercher. Me surprendre. Me débusquer. Ils ne viendront pas. Je le sais bien, je le sais bien. Je joue à cache-cache. Et je déguise mes larmes en rires. Je maquille mes élans forcés en envies spontanées, sans trop savoir qui ment. Je me glisse dans les draps trempés de larmes et je fixe demain, qui toujours dément les promesses. J'attends toujours le lendemain où tout changera. Le jour fixé et le décompte. Et ces lendemains ne seront alors plus les mêmes. Il faudra muer. Me tuer un peu pour croire qu'il m'est encore permis d'avancer. D'exister. De me sentir vivante et soulagée de cette honte. Me délester de ces poids que je me traîne comme des épouvantaux à bonheur. A capacité. A fierté et à estime. Sans complètement oublier que j'en accroche d'autres à mes chevilles. Il me faudra reprendre des chemins que les ronces veulent envahir. Barrer. Je fais des plans sur la comète de ce que devra être demain. De ce que je devrais devenir. Je me promets. Au son de la nuit. Au rythme des larmes. Et, je m'effondre de rage.


Toute chose en ce monde me raconte ton absence.
In Ce que le jour doit à la nuit - Yasmina Khadra.

Pix by LittleFlair.

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29 août 2008

L'omniprésente souligne ton absence, partout ...

5071929
Les jours de peine fredonnent un je ne sais quoi
La ritournelle des indécis des quoi
Par habitude j'ai pris ce chemin d'incertitude
Mes vas sont des viens

Jour de sagesse la voix unie et droite
Mais l'âme doute et couve
De multiples détours
Vogue mon âme va prend ton chemin
L'attente est sourde mais la vie me retient

Prend moi dans tes draps donne moi la main
Ne viens plus ce soir dis je m'égare
Dis moi d'où je viens
Ne dis rien je pars
Rejoue moi ta mort
Je m'évapore
Des mots sur mon rêve mes maux et mes doutes
Mais sur les blessures point de suture
Vole mon Amour refais moi le mort
Confusion des pages je fais naufrage

Les nuits sont chaudes
Mon sang chavire et tangue
D'autres fantômes qui brulent
Je suis tempête et vent
Monde et lumière se jouent de l'Amour
Mes vagues reviennent mes flots sont si lourds

Prend moi dans tes draps donne moi la main
Ne viens plus ce soir dis je m'égare
Dis moi d'où je viens
Ne dis rien je pars
Rejoue moi ta mort
Je m'évapore
Des mots sur mon rêve mes maux et mes doutes
Mais sur les blessures point de suture
Vole mon Amour refais moi le mort
Confusion des pages je suis naufrage

Prend moi dans tes draps donne moi la main
Ne viens plus ce soir dis je m'égare
Dis moi d'où je viens
Ne dis rien je pars
Rejoue moi ta mort
Je m'évapore
Des mots sur mon rêve mes maux et mes doutes
Mais sur les blessures point de suture
Vole mon Amour refais moi le mort
Confusion des pages je fais naufrage
[Point de Suture]


Qui n'a connu2008SimonHawk15
Douleur immense
N'aura qu'un aperçu
Du temps
L'aiguille lente
Qu'il neige ou vente
L'omniprésente
Souligne ton absence
Partout

Qui n'a connu
L'instable règne
Qui n'a perdu
Ne sait la peine
Plus de réserve, du tout
Ni Dieu, ni Haine, s'en fout
Plus de superbe, j'ai tout
D'une peine...
Un enténèbrement

Si j'avais au moins
Revu ton visage
entrevue au moins
Le moindre nuage
Mais c'est à ceux
Qui se lèvent
Qu'on somme "d'espoir"
Dont on dit qu'ils saignent
Sans un au revoir, de croire
Et moi pourquoi j'existe
Quand l'autre dit Je meurs
Pourquoi plus rien n'agite
Ton coeur ...

Tous mes démons
Les plus hostiles
Brisent les voix
Les plus fragiles
De tous mes anges
Les plus dévoués
Et moi l'étrange paumée Fiancée
à l'enténèbrement
[Si j'avais au moins]

Appelle-mon numéro,
J'humeur à zéro.

L'omniprésente souligne ton absence, partout ...

Photos : Claude Gassian et Simon Hawk

Posté par Ankylosee à 02:20 - Leurs Mots. - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 août 2008

En quelques heures.

wspomnieniaIl y a quelques heures de cela, j'aurais parlé de ces petits rayons de soleil auxquels je me suis accrochée pendant plus de trois jours. Pour chasser ce qui avait strié ma peau, et mon cœur. Avant la mer, face à la mer ou en l'écoutant au loin. Pour tenir à distance ce qui n'auraient pas du creuser des sillons, il y avait cette liste qui s'était imposée. Consciemment, j'avais décidé de ne garder que les grains de sable sous mes pieds, ceux collés par devers moi, pour mon plus grand plaisir. Je faisais défiler cette liste avec plaisir sur mes souvenirs frais, lui rajoutant toujours de nouvelles découvertes. Ce n'était pourtant pas si aisé. Les orages et les nuages gris des matins normands parcouraient mon cœur et crayonnaient de sombres pensées. Je les ai senti. Les ai combattu sous ces cieux hésitant entre la pluie diffuse et la brûlure du soleil. J'ai craqué dans le silence des nuits étrangères. Et m'étais retenue aux branches de mes douceurs éphémères. Je m'y attelais pourtant, à garder à l'esprit mes petits plaisirs. Sans relâche. Recommençant inlassablement. Un rien contente d'avoir pu capter ces petits riens, et qu'ils m'aient tenu chaud. Un rien angoissée de les sentir m'échapper. De savoir que des efforts étaient indispensables pour les maintenir en moi. Que ce n'était pas inné. Et puis, il a fallu se rendre à l'évidence. Mes châteaux de sable ont pris l'eau. Et mon cœur a bu la tasse. Mes yeux rendent des litres de sel. Comme sous les bourrasques et le vent qui me faisaient tanguer sur les plages baignées de nuit, je touche le fond de la cale.  Je suis pourtant à l'abri du béton, à présent. J'aurais dû sauter en route. Laisser le train filer dans la campagne normande et m'en retourner aussi loin que mes pieds m'auraient portée. Et nager sans fin.

Pix By Wspomnienia


Le sel sur les lèvres.
La valse des vagues, charriant dans leur sillage coquillages et galets.
La mer et le ciel qui s'unissent jusqu'à faire disparaître l'horizon.
Les pierres érodées.
Les lumières des phares qui frappent la nuit comme des battements de coeur.
La mélodie des vagues.
Les ombres du Mon St Michel sur les grèves.
L'oscillation de la végétation des dunes.
Les boucles parfaitement dessinés dans les cheveux de ma mer.
Les pêcheurs à pied.
La mer qui tous les jours, à la même heure, au même endroit, n'est jamais la même.
Les voyages en train. Ecrire. Lire. Observer le paysage en musique.
Les falaises et paysages que l'on découvre à la faveur d'un virage.
La bruyère et les landes.
Le rire des enfants qui défient les vagues.
Les calvaires fièrement dressés aux quatre vents.
Les manoirs ou les fermes qui se révèlent dans les prairies.
Les cryptes.
Les coques colorées des bateaux en cale sèche.
Les rayures des marins et le jaunes de leur cirée.
Les hommes bourrus qui n'ont pour patrie que la mer.
Les moulins qui ont perdu leur ailes.
...

Posté par Ankylosee à 23:30 - .Quoi. - Commentaires [17] - Permalien [#]

Stéphanie Janicot.

"Plus tard, j'ai appris que la honte n'est rien, elle n'est que la déception que l'on éprouve vis-à-vis de soi-même, de ce que l'on espérait être. Elle mesure le décalage entre nos aspirations et ce que nous sommes. C'est un instrument que l'on utilise contre soi. Les autres, au fond, ne s'en servent guère. Ils n'ont nulle idée de nos rêves et se contentent de nous accepter tels qu'ils nous voient. On ne devrait pas tant souffrir par honte."

Posté par Ankylosee à 23:06 - Leurs Mots. - Commentaires [2] - Permalien [#]

19 août 2008

Chut.


Ai juste. Un peu - beaucoup - plus de mal que craint.
Tant pis.

Posté par Ankylosee à 01:30 - .Quoi. - Commentaires [2] - Permalien [#]

17 août 2008

Comme certaines fois tout s'achève avant même d'éclore.


Tout cela, et le reste, me fatigue.
M'use vraiment. Me détruit.
Ces luttes qui n'ont pas lieu d'être.
Et qui me dévorent pourtant.
Et ces contre-luttes qui ne mènent à rien.
A rien d'autre qu'à l'usure.
Je voudrais voir le bout.
Mais c'est sans fin.
L'espoir porte un préfixe.


Posté par Ankylosee à 16:10 - .Et. - Commentaires [9] - Permalien [#]

11 août 2008

[ ]

01h01

 


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16h54


Je sais plus - ROSE

Je ne sais plus si j’ai mal
Ou si c’est l’habitude
D’être toujours celle qui chiale et qui se prend tous les murs
Je ne sais plus si j’ai froid
Ou si c’est le vide qui me glace
Les os et puis les doigts quand ça devient trop dégueulasse

Je ne sais plus si je rêve encore
Ou si les songes mêmes sont morts
Je ne sais plus si je t’attends
Ou si je fais juste semblant

Je sais plus si je veux mourir
Ou si je veux croire toutes ces conneries
Que je me raconte pour dormir et sortir de mon lit
Je ne sais plus si je cicatrise
Ou si je pisse encore le sang
Si je suis moi, si je me déguise si je voudrais encore un enfant

Je ne sais plus si je rêve encore
Ou si les songes mêmes sont morts
Je ne sais plus si je t’attends
Ou si je fais juste semblant

Je ne sais plus si je suis foutue
Ou si je vis effrontément
Suis-je malheureuse ? Je ne sais même plus
Si je recule ou vais de l’avant
Je ne sais plus si c’est ta voix
Qui me donne la nausée au réveil
Ou si c’est le gris au dessus des toits
Et si c’est le gris c’est pas pareil

Je ne sais plus si je rêve encore
Ou si les songes mêmes sont morts
Je ne sais plus si je t’attends
Ou si je fais juste semblant

Je ne sais plus si j’ai peur
Ou si je ne crois plus en rien
Si mes larmes coulent sur ton cœur
Si mes rires brûlent dans tes mains
Je ne sais plus si c’est normal d’avoir le cœur trop haut
Qui se soulève dans mes entrailles
Et bousille mon cerveau

Je ne sais plus si je rêve encore
Ou si les songes mêmes sont morts
Je ne sais plus si je t’attends
Ou si je fais juste semblant

Je ne sais plus si je suis trop moche
Ou si c’est ce foutu miroir
Qui me brise en morceaux et m’écorche
L’estime et le regard
Je ne sais plus si sur ta langue
Il te reste un peu de mon amertume
Si je coule ou si je tangue entre la mer et l’écume

Je ne sais plus si je rêve encore
Ou si les songes mêmes sont morts
Je ne sais plus si je t’attends
Ou si je fais juste semblant


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17h02


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Posté par Ankylosee à 01:01 - Commentaires [11] - Permalien [#]

09 août 2008

Criminelle.

Nicoteen_by_immaculeJe frotte. Sans violence. Mais avec application. Tout doit disparaître. Ma paume enserre mon poignet, et glisse. Lisse. Mouvements de va et vient des ongles au coude. Du coude au poignet, entre les doigts, sous les ongles. Changement de main. De bras. De la mousse jusqu'aux coudes. Des bulles éparses sous lesquelles s'enlisent des éclats. Une pellicule de nacre, brillante et âpre. Tel un chirurgien après l'acte opératoire. J'efface. J'évacue. Laisse tout fuir dans le tourbillon de la bonde. Une fois de plus. Une fois pour toutes, aujourd'hui. Une fois l'autre eau écoulée sous le pont d'émail. J'efface les traces d'un crime. Qui lui-même devait supprimer les excédents d'un autre crime. Une faiblesse. Je ne voulais pas. Ne devais pas. Et n'ai pas su. Pour d'abscons raisonnements illogiques. Pour un relent de haine. J'ai annihilé les efforts d'un jour. Je n'accepte pas. M'en veux. Alors, à défaut d'autre chose, de digérer ou d'oublier, j'efface. A défaut de m'effacer. A grandes eaux. Traces et preuves à charge, j'efface.
By Immacule.

Posté par Ankylosee à 22:46 - .Quoi. - Commentaires [12] - Permalien [#]

No ponctuation.

The_Morningsun_by_SeaFairy
Renâcler à estimer l'étendue des dégâts collatéraux -aussi bien mentaux que physiques- n'est-ce pas m'empêcher de me régler mes comptes ?
Tout comme butter sur l'entreprise de pérennisation et de sauvegarde des moments de bien-être  n'est-ce pas m'ôter des chances d'un mieux durable?
Tout comme ne pas savoir choisir ni assumer une décision et en tout état de cause envisager la fuite comme refuge  n'est-ce pas me couper de mes ponts vers d'autres ailleurs?

Et il y a cette phrase,  d'Anna Enquist.
D
ont la moralité sied à toute chose, sans doute.
"Pour la première fois de sa vie, elle se rend accessible."
Et ce n'est rien. Un léger pincement. Ou un parmi d'autres.
Avec quelques décibels d'écho en plus.


Etrange, cette sensation. Celle qui nous fait rester éveillée quand il faudrait dormir. Celle qui nous laisse aux coins des canapés quand il faudrait s'activer. Créer. Devenir. Assurer. Je reste là. Sans ignorer et sans savoir.
Comme un cri au fond de la gorge. Comme de longs silences. Et une longueur de temps.
Toujours osciller. Pour ne jamais rien faire au final.
Et c'est comme cela sans doute que l'on rate sa vie.


_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Que diront ceux qui nous regardent, nous aimer, nous déchirer
Tous ces manèges de l'enfance, ça nous déménage
Quand je suis là, j'y repense
A l'autre moitié de moi-même
J'aimerais tellement que tu reviennes
Les jolies choses - Axelle Renoir
The  Morningsun  by  SeaFair


Posté par Ankylosee à 00:58 - .Quoi. - Commentaires [7] - Permalien [#]
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