27 septembre 2008
( ... )
Revenir de si loin. Pour en arriver là.
" résilier "
La résilience est-elle possible pour tout le monde ?
Ce qui est clair, c'est que face à la souffrance, on a toujours
deux possibilités : se laisser abattre, ou se battre. Ce qui va changer
d'une personne à l'autre, ce sont les bagages qu'aura l'individu pour
rebondir, sa construction psychique, et la culture dans laquelle il
baigne, qui favorisera ou ralentira le processus de résilience.
Nous ne sommes donc pas tous égaux...
Non. Mais attention, ce n'est surtout pas une question d'acquis ou
d'inné, mais d'histoire personnelle. Ce qui donne la force d'affronter,
c'est la confiance développée avant le traumatisme : un enfant qui a
souffert d'un manque affectif de ses parents réagira plus vivement, car
l'événement traumatisant rouvrira une blessure.
Boris Cyrulnik -De la souffrance peut naître le meilleur. Interview complète sur aufeminin.com
Pix By Iza87
Paris.









Paris de Cédric Klapish.
Il y a ce film. Paris. Qui m'a touché plus que de raison.
Et puis. A côté et dedans à la fois. Il y aura eu Paris et moi.
Il n'y aura pas eu que cela, certes. Mais il y aura eu cela. Au moins.
Cette inestimable chance d'avoir pu voir Paris vivre. Quelques temps.
Dans ces appartements, à deux pas du Luxembourg, de Montparnasse ou de République.
Plus que des vies. Des âmes. Des étoiles. Pour danser avec Paris et moi.
Il y aura eu Paris, au moins.
24 septembre 2008
Dive Into the Seine.
J'ai enlevé mes lunettes. Le paysage est alors devenu tâches de lumière, floues, sur fond bleu océan. Une soirée de septembre dévorée par la nuit. J'ai mis la musique. Fort. Dans mes oreilles, un autre monde. Une fille que l'on rattrape par la main. Et j'ai fermé les yeux entre deux pas. Je sentais le vent sur mes joues. Sur mes jambes. Sur mes bras. A travers les frêles tissus, le souffle du ciel et la chair de poule. Mes cheveux fouettaient mon visage, régulièrement. Mes pieds brûlaient d'avoir trop piétiné, des heures durant. Je tanguais, je crois. Mais je n'ai pas ralenti. J'avançais obstinément vers le pont. Où je me suis enfin arrêtée. Longtemps, à travers mes brumes, j'ai observé les lumières des phares des voitures, rythmées par les quilles, le long de la berge. Les phares et leurs réverbérations dans la Seine. Jaunes ou blanches. Le ciel n'en pouvait plus de s'assombrir. Et les éclairages des monuments n'y changeaient rien. J'ai observé la Seine couler sous mes pieds. Les ombres s'agrandir. Le flot des voitures ralentir. Et l'eau onduler. AaRON chantait à la gloire de Lili, en boucle. Et j'ai compris que cette chanson ne parlait plus de moi. Que j'avais perdu déjà mes couleurs.
Paris is burning by ElifKarakoc.
21 septembre 2008
Alerte.
Tous les jours. Ou presque. Une alerte. A l'heure du déjeuner, souvent. Aujourd'hui elle indique un programme TV. Je ne sais pas résister. Je ne peux pas.
J'allume le poste. Regarde ce feuilleton, ringard, vieillot. Dont la conclusion sera un beau "happy end", à coup sûr.
C'est toujours là. Bien trop là pour que je m'en passe. Pour que cela ne me touche pas. Ne me parle pas. Cela me manque, aussi.
Et j'écoute ce mot. Prononcé à tout bout de champ, l'air de rien. Il cogne cependant.
Et je ne sais toujours pas qu'en penser.
Toujours pas m'en défaire. M'en passer.
Pix By Nonnetta.
15 septembre 2008
Lancinant.

Si tu savais,
comme je me sens seule.
By SmallStranGer.
13 septembre 2008
Claire Castillon.
"Mon physique ne reflète pas mon état intérieur et au fond, j'ai plus
peur de l'image que je renvoie.
Trop lisse, quand je me sens chaotique,
ou le contraire."
Pix By Elaine.
06 septembre 2008
Je ne verrais plus comme j'ai mal. Je serais dans les nuages.
Je régresse. Les échecs, les absences et les erreurs me creusent le ventre. Blanchissent mes nuits. Noircissent mes heures. Me pèsent sur le cœur. Les progrès s'évanouissent. Comme les projets. J'avance. Mais retombe toujours de plus belle. Je ne saisis rien au vol. Je me laisse tomber sur les pavés. Je m'invente une fierté que je n'ai pas. Une vie qui ne bat pas dans mes artères. Je fantasme des mots que j'aimerais entendre mais que personne ne prononcent. Je fais des plans. Je me heurte à des portes que j'ai un jour fermé et dont j'ai jeté la clé. Je prends des notes. Je toise et évite ce corps que je ne connais pas. Je rogne. Je crie. Me tais. Je me terre. J'attends en espérant des retours qui ne me reviennent pas. Je me fuis et me cherche dans des rues dont j'ignore les noms. Je tends une main qui ne sait ni attraper ni retenir. Je ne m'entends pas. Je titube. Je fais des vœux. Je bois la tasse. Je pleure dans les métros et dans la pénombre de ma salle de bain. J'use ce corps pour sauver mon âme.
Et je n'existe pas.
Pix By LittleFlair
04 septembre 2008
Le murmure des larmes.
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"Rattrape-moi"
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01 septembre 2008
...
Se faire mal,
mais pour voir moins mal.
Il faut parfois sacrifier une part du corps
pour sauvegarder quelque chose en soi.
Jessica Nelson.








