30 novembre 2008
Bérénice.
Des ailes. Pour quelques mots, écrits, reçus, murmurés ou ris. Des regards et des présences. Proches ou lointaines à présent, mais pas à l'aune du coeur. Éphémères ou durables. Mais toujours criantes de sincérité. Des mains. Des yeux vers l'horizon. L'espoir de quelques jours partagés. De quelques heures volées. Du rien sans le poids qu'il traîne habituellement dans son sillage. Des projets d'un jour ou dans la pierre. L'Autre. Les Autres. Tant aimés. Si précieux. Et Paris sous les pieds, au soleil ou de nuit. Une sensation de bien-être et de légitimité. Un sentiment toujours un peu nouveau tant il est ponctuel. Mais d'une exquise douceur.
Merci.
23 novembre 2008
Misunderstanding.
19 novembre 2008
Bird.

Let's stay awake and listen to the dark
Before the birds, before they all wake up
It's the ending of a play
And soon begins another
Hear, the leaves applaud the wind
See the sun come rising
And white-wings start to fly
Like strings of pearls in the firey sky
I don't wanna close my eyes
Don't wanna leave the stage now
The leaves applaud our stay
Lend me your wings and teach me how to fly
Show me, when it rains
The place you go to hide
And the curtains draw again
And bow another day ends
The leaves applaud the wind
Birds - Emiliana Torrini.
(clic)
Pix By Littlemewhatever.
17 novembre 2008
(sans titre)
Paris sous mes bottes. Et dans son ciel, le gris de novembre, du bitume, des nuits trop claires et des cœurs trop lourds qui ne vont pas par deux. Du poids du corps et des jours qui n'en finissent pas. En boucle l'album
sur lequel je pourrais bien me foutre en l'air. Appel
trivial de ces notes. Des appels muets comme des cris dans Paris, sourd dans sa beauté. Je cours sur les pavés comme je marche sur l'eau. Avec la conscience de couler. J'arpente les rues sous le ciel gris-rose de mes illusions perdues, en cours d'extermination. Coulent des taches rouge
que seuls mes yeux sentent le long de mes bras. Frappent des coups que
seuls mon estomac et les battements de mon cœur encaissent dans des
sourires plus francs les uns que les autres. Plus rares les uns que les
autres. Doucement le palimpseste vire au monochrome. Paris &
ce que j'aurai du être. Fantôme bien trop opaque encore qui use ses
talons d'orgueil dans les arrières cours. Les anti-chambres. Et
chancelle sur quelques notes de silence. A pleine bouche, le vide.
Paris & ce que je ne serai plus. Jamais. Je peux mourir en paix,
presque. J'aurais tout connu. Je n'aurais rien connu. Pas
l'indispensable, c'est sûr. Mais le manque ne sera jamais comblé.
Chimère que de croire encore le renversement possible. Paris, je cours dans tes ruelles. Me sème. Me perds. Avale moi, comme je t'avale. Paris & ce que j'aurais pu être. Je m'en mets plein les yeux. Plein les jambes. Plein l'agenda. Plein les poches comme des cailloux qui abrègent la chute. L'envol. Je n'enlace pas. Je frôle seulement les devantures. Les âmes. Les possibilités. J'apprends à me passer de l'essentiel.
By Edona
13 novembre 2008
Blanche.
Se tiennent par la main et marchent en silence
Dans ces villes éteintes que le crachin balance
Ne sonnent que leurs pas pas à pas fredonnés
Ils marchent en silence les désespérés
Ils ont brûlé leurs ailes ils ont perdu leurs branches
Tellement naufragés que la mort paraît blanche
Ils reviennent d'amour ils se sont réveillés
Ils marchent en silence les désespérés
Et je sais leur chemin pour l'avoir cheminé
Déjà plus de cent fois cent fois plus qu'à moitié
Moins vieux ou plus meurtris ils vont le terminer
Ils marchent en silence les désespérés
Et en dessous du pont l'eau est douce et profonde
Voici la bonne hôtesse voici la fin du monde
Ils pleurent leurs prénoms comme de jeunes mariés
Et fondent en silence les désespérés
Que se lève celui qui leur lance la pierre
Il ne sait de l'amour que le verbe s'aimer
Sur le pont n'est plus rien qu'une brume légère
Ça s'oublie en silence ceux qui ont espéré.
Jacques Brel - Les désespérés. - 1966 (clic)
Whatever By Afihara
01 novembre 2008
Tombeau de Neige.
Ce n'est rien. J'ai froid. J'ai froid dehors. J'ai froid dedans. Il me manque des bras. Des bras qui me serreraient. Fort, si fort. A en étouffer, presque. Il me manque un cœur. Un cœur à aimer. Un autre un faire battre. J'ai froid. J'ai froid dedans. Là, à l'abri des regards, au-delà du frisson sur la peau. J'ai froid dedans. Tout au fond. Là où la vie bat.
Held me close By Edona.







