28 avril 2009
Apnée.
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un
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Il court après les nuages
Plus qu'après les filles de son âge
Il veut s'y blottir, s'y cacher
Ici ses rêves sont gelés
Il nage dans des sphères
Que l'on ne connaît pas
Un timide mystère
Mais une âme au combat
Olivia Ruiz - Mon petit à petit
Météore.
Je nous prêtais la force de traverser
Un ciel crachant des pluies de météores
Je nous voyais bravant les pires dangers
Créant des souvenirs pour en faire un trésor
Mais ça monte, ça lutte, ça me saisit
Ça tire, ça brûle, ça jaillit
Mon soleil ne crève plus les nuages
Il n'efface plus les maux qui me ravagent
Jalousie, si le doute est un récif
Toi, tu exfolies mon cœur de tes griffes
Mais ça monte, ça lutte, ça me saisit
Ça tire, ça brûle, ça jaillit
Mais ça monte, ça lutte, ça me saisit
Ça tire, ça brûle, ça jaillit
Ce soleil qui rallumait les restes de mes bougies
Se dit épuisé d'avoir trop brillé
Je tanne ma peau vanille mais
Dans mon ventre, les courants d'air fourmillent
Mais ça monte, ça lutte, ça me saisit
Ça tire, ça brûle, ça jaillit
Mais ça monte, ça lutte, ça me saisit
Ça tire, ça brûle, ça jaillit.
Olivia Ruiz -Les météores
24 avril 2009
Entre deux.
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"Fous-moi la paix ma vieille caboche
Je suis rincée
Tu ne me fous pas la pétoche
Et je ne veux plus t’écouter
Fous-moi la paix ou j’te taloche
Je me sens toute démantelée ..."
Olivia Ruiz - Elle panique
Dessin Florent Gelli
Ne pas trop y penser. Oublier. Et se retenir de se démembrer. Surtout ne pas se démembrer, ne pas se démanteler, ne pas se vider. Ne pas, ne pas ... Mais le nier est-ce la meilleure solution ? Ne faudra-t-il pas au contraire, les considérer à défaut de les soulager, de les soigner. Se pencher sur les causes, et décortiquer les fâcheuses conséquences conduirait à ne vivre qu'au présent. Dans ce corps que l'on dit en révolte d'avoir été trop malmené. Par le passé. Au présent. Comment les oublier vraiment, ces douleurs qui courbent bien plus que l'échine, l'âme ?
Je ne comprends toujours pas ce que'il me hurle. M'assène. Et je m'obstine à me boucher les oreilles. A minimiser les sensations. Quitte à ramper, demain peut-être. Je ne saisis pas s'il me dit "regarde-moi" ou "laisse-moi tranquille". Je ne me comprends pas. Seul le poids à traîner me préoccupe, encore. Je ne le dévoilerais pas à des mains expertes. Pas dans cet état. Il me faut sauver les miettes de ma dignité. Mais me délester apaisera-t-il vraiment toutes ces douleurs qui me parcourent le corps, insufflant à ma démarche des allures de vieille femme. Pas lents et mal assurés. Je tremble sur mes cannes qui ressemblent des poteaux électriques, plutôt qu'à des branches de noisetiers. La respiration bloquée. Le corps saturé de points de compréhension, de tension. D'incertitudes. Je sais que l'Être ne s'en porterait pas forcément mieux. Quoique ... Ou un temps seulement. Ai-je encore le droit d'anéantir les avancées arrachées au prix d'efforts que d'autres disent mimines et naturels, et que je qualifie d'incommensurables.
Je n'ai pas envie de m'attarder sur lui. Même s'il me rappelle à la manière forte qu'il existe. Qu'il à trop souffert. Qu'il souffre peut-être, encore. Je ne lis qu'une chose dans ces journées repliées : nous n'avons pas fait la paix. Et je doute de trouver l'accord, un jour, qui enterrerait la hache de guerre. Elle est brandie entre mes deux, au dessus de ma tête. Et elle me fracasse l'âme en même temps que les os.
Si le diagnostic redouté tombe, alors cela ne sera qu'une douce ironie. Un pied de nez des coïncidences si terrible que je ne pourrais qu'en rire avant d'avoir le droit de laisser tomber. De nous laisser tomber, ce corps et moi. Pour le moment, il est l'heure de serrer les dents, plus fort, toujours plus fort, pour que le sourire tienne. De prendre ce corps en patience, et tout le mal qu'il fait couler dans mes veines avec.
13 avril 2009
( Sans titre )
J'ai envie de
montrer celle qui rit de bon coeur. Celle qui se livre sans impudeur certes, mais avec franchise. Celle qui chantonne un bon vieux morceau de rock qui n'a rien perdu de son intensité à son aune malgré les années écoulées et qui la fait toujours frissonner. Celle qui fredonne en sourdine, la nuit,
assise sur le rebord de sa fenêtre, des écouteurs dans les oreilles,
une cigarette dans la main droite, un verre de Coca Light dans la
gauche. Légère. Simple. Débarrassée un temps des poids. Dévoiler ces moments qui ne sont encore qu'à moi. Comme souvent mes larmes. Celle en robe. Ces vêtements que je recommence doucement à enfiler
depuis quelques mois,
tant parce-qu'ils dissimulent tout ce qui fait encore tellement mal que
parce-qu'ils signent, délicatement, une féminité avérée. Celle qui voudrait être enlacée, de bras amis, de bras amoureux. Celle qui a quelques fois envie d'être regardée, considérée, aimée. Celle qui veut, malgré les hésitations. Qui voudrait crier qu'elle est là, qu'elle existe, qu'elle n'est pas si vaine, pas que larmoyante et fuyante, obsédée. Celle qui pourrait devenir quelque chose. Quelqu'un. Qui, peut-être, est en passe de. Et qui en a peur, parfois. J'ai envie de
montrer celle qui sourit sans chercher à dissimuler, par ce subterfuge de politesse et de dignité, des larmes et des cris. Celle qui prend parfois la vie comme elle vient, et l'aime par instants, fugaces. Mais véritablement. Celle qui enfile les minutes comme des perles sans se poser de trop questions. Sans crouler sous les interrogations sans réponse. Juste en profitant d'un moment, au soleil, au bord du Canal, sans plonger dans cette triste solitude qui la broie si souvent encore. sans cet âpre refus de soi, de ses aspirations, des défauts. Envie de dévoiler
l'autre, celle qui n'est pas si triste, pas en permanence. Envie de ...
Et. J'ai l'impression d'être si caricaturale dans cette
peau là, souriante et libre. D'en faire trop pour souligner ce sentiment de
calme naissant et tremblant, incertain et impermanent, mais présent. Envie
de ... Mais j'ai trop honte pour cela, pour montrer celle-là. Je ne
sais pas où est ma place ni dans quel décor je suis la plus fidèle à ce
que je dois être, au fond, encore. Je ne sais m'y prendre avec moi-même face aux autres. Me glisse si facilement dans la peau de celle qu'on attend de moi. Celle que je crois devoir être sous les yeux des autres, inconnus ou pas. Et je reste enfermée dans sous ce
visage sans âme, responsable et digne, je l'espère, sous ses fardeaux qui se révèlent plus que je ne le souhaiterais. Triste, névrosée, accablée, renonçant parfois, s'effaçant souvent, oui c'est moi aussi. Et pas que moi aussi.
By Prismes.
11 avril 2009
Décembre en été.
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[ ... ] pas facile d'être sage les poumons pleins de rage [ ... ]
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09 avril 2009
Stéphanie Janicot.
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"La vie n'est pas si tragique, c'est juste un immense malentendu."
Stéphanie Janicot - Les Matriochkas.
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05 avril 2009
Anymore.
Je n'ai plus envie. Plus d'envies.
Plus envie d'être là. D'être. De me relever. D'avancer. De courir après des bonheurs éphémères qui ne laissent au cœur aucune douceur, mais seulement l'âpreté du manque et de la solitude qui délitent chaque parcelle jusque là préservée. Plus envie de me battre. A quoi bon me battre encore ? Au nom de quoi ? Pour un corps qui ne cesse de dresser les armes contre moi, même dans les tréfonds de sa propre peau. Plus envie de l'alimenter, il y aiguise ses lames et me lacère, lentement, massivement, silencieusement. Je n'ai plus rien à dire, plus rien à offrir. Je suis vide et me remplir n'a plus aucun sens. Tout serait mensonge, savamment tricoté de fils du silence et des tromperies. Tout s'esquisse à mesure que cela s'efface.
Je n'ai plus d'envies. Seulement celle de fuir de cette vie que je ne mène pas, mais subi si souvent que cela ressemble au quotidien, désormais. Je ne sais plus quand le sourire dit vrai. Quand il vient de si loin qu'il n'est même plus commandé, prémédité, espéré. Je n'ai plus envie de rire, de répondre, de feindre, d'être présente, de tenir mon rôle. Plus envie. Plus les forces non plus. Je cours en tous sens, sans savoir après quoi. Juste le devoir de maintenir la réputation, de jouer les infaillibles, de cocher les obligations remplies. De raviver les couleurs de l'illusion. La douce comédie, ne blesse personne. Seulement mon âme sur les herses de la chair trop présente et du vide qui noie chaque inspiration à la trouble surface.
Je n'ai plus d'envies. Plus envie.
Je suis fatiguée, tellement. Et c'est bien là, seulement, que mon corps et moi nous nous rejoignons. Dans cette fatigue inexpliquée qui saisit membres et souffle et les courbe jusqu'à la faiblesse. Jusqu'à la chute.
Il serait de bon ton, à présent, de faire tomber le rideau sur cette mascarade. Être honnête, une dernière fois. Pour qui de droit. Ou pour moi, celle que je ne suis pas.
By Vachi Bumbernickle






