Pourquoi je n'écris plus ici ? Je ne sais pas très bien. Sans doute ne m'est-ce plus vraiment utile, pour l'instant. Cela n'a plus autant d'importance et plus autant d'intérêt. Peut-être n'ai-je tout simplement plus besoin d'écrire, de dire, et ici, d'être lue. Peut-être qu'être lue me dérange un peu, en fait, et renforce mon sentiment de gêne. Pourtant, je ne ferme pas cette page. Je ne la supprime pas. C'est une petite porte de secours, quelque part dans ma mémoire. La possibilité, facile d'accès, si jamais le besoin naissait. Peut-être que j'écrirais dans trois jours ou dans trois ans ou plus jamais. Cela n'a pas d'importance. Il n'y a aucune obligation puisque je ne cherche pas à fidéliser un lectorat. Loin de là. Je viens et je pars, je reviens et entre sans sonner, je suis un peu chez moi.