... ( Tout ) Et N ' Importe Quoi ...

[ Ce qu'il reste de sel après qu'on a pleuré. ] [ Je vais devenir un pur esprit. Me fondre dans le néant, m'apercevoir que je n'ai jamais eu aucune consistance. Que je n'ai toujours été qu'une apparence.]

02 décembre 2009

(...)



"Le meilleur moyen de se débarrasser d'une ombre c'est d'éteindre la lumière."

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28 octobre 2009

Qu'est-ce qu'on attend de moi ?

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Ca vous inquiète pas plus que ça
Tout ce rien au bout de mes doigts.

Et ça ne m'inquiète pas plus que ça
Tout ce rien au bout de mes doigts.
Mais qu'est-ce que j'attends de moi ?


Rose - Qu'est-ce qu'on attend de moi ?
http://www.deezer.com/listen-4304561

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20 octobre 2009

Jean-Bertrand Pontalis.

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"Quand me vient l'envie, qui me prend de temps à autre, de prélever dans mes lectures une phrase, quelques mots, une image ? Quand j'ai l'impression de rencontrer, nettement formulée, une idée autour de laquelle je tournais sans avoir pu l'énoncer et voici que cette idée me revient sous la plume d'un autre comme une évidence, une de ces évidences que parfois le rêve vous procure. Il me faut les mots d'un autre, venus d'ailleurs, pour relancer le mouvement qui me fera, avec un peu de chance, trouver les miens."


Jean-Bertrand Pontalis in En marge des jours.

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28 septembre 2009

Méfie-toi de moi.

Méfie-toi des blessures
Que l'on ne guérit pas
De mes mains qui rassurent
Mais ont eu tellement froid
Méfie-toi de ma peau
Elle se souvient de tout
De ce qui est trop beau
Et n'appartient qu'aux fous

Méfie-toi de moi
Je me fais tant de mal
Tant de fois
De chagrins abyssaux

Méfie-toi de moi - Hélène Ségara

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25 septembre 2009

Allô oui c'est moi...

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Il y aurait tant de paroles. Tant de phrases à citer d'elle. D'elle et d'autres. Tant de mots que je ne dis pas, que je cite de derrière mes masques. Comment dit-on la lassitude ? Comment dit-on le manque d'envies ? Comment dit-on la fatigue de sa vie ? Comment dit-on la décrépitude ? Je l'ignore. Je les ressens seulement.  Ils amenuisent mes forces. Ils ralentissent les battements de mon cœur.

Musique : Mylène Farmer.
Musique en cours : Mylène is Calling. Puisque. Pardonne-moi. Tristana. Jardin de Vienne. Que mon cœur lâche. Effets secondaires. Ainsi soit-je. Dans les rues de Londres. Plus grandir. Optimistique-moi. Sans contre-façon. Derrière les fenêtres. Innamoramento. Allan. J'attends. Tous ces combats. Et si vieillir m'était conté. Avant que l'ombre. Pas de doute. California. Peut-être toi. Redonne-moi. Et tournoie. Libertine. Méfie-toi. Eaunanisme. Désenchantée. Je te rends ton amour. Nous souviendrons nous. Laisse le vent emporter tout. Si j'avais au moins. Tomber 7 fois. A quoi je sers. Je t'aime mélancolie. L'Autre. Seras-tu là ? Consentement. Maman à tort. Regrets. Beyond My Control. Comme j'ai mal. Pas le temps de vivre. Vertige. Il n'y a pas d'ailleurs...
Humeur : Cramoisie.

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14 septembre 2009

Pierre Réverdy.

"Je suis dur.
Je suis tendre.
Et j'ai perdu mon temps,
A rêver sans dormir,
A dormir en marchant .
Partout où j'ai passé
J'ai trouvé mon absence.
Je ne suis nulle part
Excepté le néant.
Mais je porte caché au plus haut des entrailles,
A la place où la foudre a frappé trop souvent,
Un cœur où chaque mot a laissé son entaille.
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement."

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13 septembre 2009

Blue Morning.

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"Le cauchemar instruit les enfants ignares.
Je l'apprends par cœur, c'est ma leçon d'histoire."


C'est même ma leçon de vie quotidienne. Si jamais j'oubliais...
Le cauchemar me rappelle à l'ordre en se moquant bien de la présence ou non de la
lune.

Photo : Prismes.
Citation : Nina Bouraoui - Le bal des murènes.
Musique : Celle du silence.
Humeur : Sans.

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07 septembre 2009

J'veux m'en aller.


"Me laisse pas là, emmène-moi, envole-moi
Croiser d'autres yeux qui ne se résignent pas
Envole-moi, tire-moi de là
Montre-moi ces autres vies que je ne sais pas
Envole-moi, envole-moi, envole-moi
Regarde-moi bien, je ne leur ressemble pas
Me laisse pas là, envole-moi
Avec ou sans toi, je n'finirais pas comme ça
Envole-moi, envole-moi, envole-moi..."

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02 septembre 2009

Nina Bouraoui.

fgdffhgu79g7_by_edonaUn sujet ajouté à moi, j'abrite une petite poupée russe, sévère et capricieuse, ma maladie est une invitée, elle circule et dévaste, s'endort puis se réveille.
[...] Chacun soulagerait l'autre en portant le mal à tour de rôle, nous serions jumeaux puis cadavres siamois.

Je me nourris du dedans, mon paysage est la caverne de mes entrailles, ma vie est pas une fille du dehors, elle définitivement rentrée, sous cloche et sous silence.
Je m'assaisonne puis me dévore, je suis mon propre anthropophage, je me nourris de moi.
[...] La maladie n'est pas l'unique raison de mon exclusion. L'inconscient a saisi un relais invisible. Je suis sous emprise. Un secret me retient ici. Je n'en ai pas la connaissance mais j'en possède la sensation.

La maladie m'exclut du monde, je suis à part, quelques rémissions m'obligent à prendre la route du collège, j'y mets un pied, deux doigts, un quart d'ongle puis rechute. Ma différence est flagrante : mon teint pâle, mon visage émacié, ma silhouette chétive n'ont pas leur place dans les bousculades, les bagarres, les jeux, les cris des enfants. Je suis l'anormalité, le défaut, la douleur et le souffre, l'inconnue du deuxième degré, la chose qu'on redoute mais qui est là, évidente, affreuse, insolente. Je suis la tache. Je fais le guet de mon ombre au milieu de la cour de récréation, les mains dans le dos, j'attends : une ambulance, une infirmière, une tente à oxygène.
[...] je préfère mon malheur à la défaite du monde, je reste à la périphérie de la vraie vie, en position de retrait. J'ai choisi ma peine, je suis la cible et son viseur, je la compose, la cerne, la connais bien, je méprise le mensonge des hommes de l'extérieur. Ma vérité est contenue dans mon corps et dans ses façons de périr, j'ai brûlé les étapes, j'ai côtoyé l'infini, allongé sur un brancard, sans souffle, entre la terre et le néant. Ma crise d'adolescence est une crise d'asthme. Interminable. J'étouffe d'amour et de haine rentrées, j'asphyxie de rejets et de dépits, je m'étrangle et je sais pourquoi.

Je mourrai jeune. Je me vois partir à mi-chemin de ma construction, je déserte mon destin, j'abandonne l'outil, un ouvrier déçu lègue son travail à la terre puis à l'oubli. Je laisserai tout en plan avant la maturation, l'apogée du corps humain. Je quitterai ma peau, ses sécrétions, son odeur forte, sa pellicule de poils drus ou parsemés. Ma ligne de vie est si petite, une moitié d'aiguille de pin dans ma paume tendue, une miette oblongue dans ma paume fermée; elle est courte ou raccourcie par la haine, la coquille, l'orbite du mauvais œil. Je ne me vois pas vieillir.

Photo : Edona.
Musique : le silence de mon souffle.
Humeur : trop sombre pour qu'existe un adjectif qualificatif à lui accoler.

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22 août 2009

Milan Kundera.



"C'était le désir de ne pas être un corps comme les autres corps,

mais de voir sur la surface de son visage l'équipage de l'âme surgir du vente du navire.

Ce n'était pas facile parce-que l'âme, triste, craintive, effarouchée,
se cachait au fond des entrailles de Tereza

et avait honte de se montrer."

Milan Kundera - L'insoutenable légèreté de l'être

Posté par Ankylosee à 18:30 - Leurs Mots. - Commentaires [0] - Permalien [#]
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