... ( Tout ) Et N ' Importe Quoi ...

[ Ce qu'il reste de sel après qu'on a pleuré. ] [ Je vais devenir un pur esprit. Me fondre dans le néant, m'apercevoir que je n'ai jamais eu aucune consistance. Que je n'ai toujours été qu'une apparence.]

07 septembre 2009

J'veux m'en aller.


"Me laisse pas là, emmène-moi, envole-moi
Croiser d'autres yeux qui ne se résignent pas
Envole-moi, tire-moi de là
Montre-moi ces autres vies que je ne sais pas
Envole-moi, envole-moi, envole-moi
Regarde-moi bien, je ne leur ressemble pas
Me laisse pas là, envole-moi
Avec ou sans toi, je n'finirais pas comme ça
Envole-moi, envole-moi, envole-moi..."

Posté par Ankylosee à 01:42 - Leurs Mots. - Commentaires [0] - Permalien [#]


02 septembre 2009

Nina Bouraoui.

fgdffhgu79g7_by_edonaUn sujet ajouté à moi, j'abrite une petite poupée russe, sévère et capricieuse, ma maladie est une invitée, elle circule et dévaste, s'endort puis se réveille.
[...] Chacun soulagerait l'autre en portant le mal à tour de rôle, nous serions jumeaux puis cadavres siamois.

Je me nourris du dedans, mon paysage est la caverne de mes entrailles, ma vie est pas une fille du dehors, elle définitivement rentrée, sous cloche et sous silence.
Je m'assaisonne puis me dévore, je suis mon propre anthropophage, je me nourris de moi.
[...] La maladie n'est pas l'unique raison de mon exclusion. L'inconscient a saisi un relais invisible. Je suis sous emprise. Un secret me retient ici. Je n'en ai pas la connaissance mais j'en possède la sensation.

La maladie m'exclut du monde, je suis à part, quelques rémissions m'obligent à prendre la route du collège, j'y mets un pied, deux doigts, un quart d'ongle puis rechute. Ma différence est flagrante : mon teint pâle, mon visage émacié, ma silhouette chétive n'ont pas leur place dans les bousculades, les bagarres, les jeux, les cris des enfants. Je suis l'anormalité, le défaut, la douleur et le souffre, l'inconnue du deuxième degré, la chose qu'on redoute mais qui est là, évidente, affreuse, insolente. Je suis la tache. Je fais le guet de mon ombre au milieu de la cour de récréation, les mains dans le dos, j'attends : une ambulance, une infirmière, une tente à oxygène.
[...] je préfère mon malheur à la défaite du monde, je reste à la périphérie de la vraie vie, en position de retrait. J'ai choisi ma peine, je suis la cible et son viseur, je la compose, la cerne, la connais bien, je méprise le mensonge des hommes de l'extérieur. Ma vérité est contenue dans mon corps et dans ses façons de périr, j'ai brûlé les étapes, j'ai côtoyé l'infini, allongé sur un brancard, sans souffle, entre la terre et le néant. Ma crise d'adolescence est une crise d'asthme. Interminable. J'étouffe d'amour et de haine rentrées, j'asphyxie de rejets et de dépits, je m'étrangle et je sais pourquoi.

Je mourrai jeune. Je me vois partir à mi-chemin de ma construction, je déserte mon destin, j'abandonne l'outil, un ouvrier déçu lègue son travail à la terre puis à l'oubli. Je laisserai tout en plan avant la maturation, l'apogée du corps humain. Je quitterai ma peau, ses sécrétions, son odeur forte, sa pellicule de poils drus ou parsemés. Ma ligne de vie est si petite, une moitié d'aiguille de pin dans ma paume tendue, une miette oblongue dans ma paume fermée; elle est courte ou raccourcie par la haine, la coquille, l'orbite du mauvais œil. Je ne me vois pas vieillir.

Photo : Edona.
Musique : le silence de mon souffle.
Humeur : trop sombre pour qu'existe un adjectif qualificatif à lui accoler.

Posté par Ankylosee à 18:40 - Leurs Mots. - Commentaires [6] - Permalien [#]

01 septembre 2009

A force d'appeler ça ma vie je vais finir par y croire. C'est le principe de la publicité.

Je ne suis pas celle que vous attendiez. Surprenante, étonnante, changeante. Insaisissable. Je me plais à ne pas vous décevoir, proches comme inconnus. A être celle que secrètement vous espériez  trouver en face de vous. A ne pas vous désappointer par la négative. A ne rien faire paraître de mes cris sur mon visage exposé à vos regards. Sage, discrète, sérieuse, professionnelle ou entreprenante, à la descente rapide, à l'humeur légère, au rire sonore, à la conversation fluide, aux projets envahissants, aux conseils avisés... Je suis qui vous voulez car je ne suis personne. Je ne brouille pas les pistes, je me contente de refléter vos attentes, de cajoler vos besoins, d'entendre vos silences, de répercuter vos désirs sur mes lèvres, mes gestes, dans mes yeux. Informe et massive, je prends la forme souhaitée. Modelable à souhait, je m'avère morcelable. Personne ne me voit jamais dans mon entier. Personne ne connaît chaque parcelle de ma trouble identité. Je suis une imposture.

Et. Manger me rend malheureuse. Or comme tout être humain, j'aspire au bonheur.

Chaque jour, je me rassure en pensant que demain, peut-être, je serais morte.

Titre : citation de Molloy de Samuel Beckett 
Humeur : Six Feet Under

Posté par Ankylosee à 11:38 - .Quoi. - Commentaires [3] - Permalien [#]

25 août 2009

Pénombre.

4rwrwgf6_by_edona

Rien n'y fait. Il me faudra vider la bête pour toucher à ce qui brûle en moi, me dévore doucement. Je vole en éclats dans une colère sourde, teintée de suie, embrumée de désespoir. Quelque chose me pèse dans ce que je suis, dans ce que je traîne, dans ce que je ne suis pas, de corps comme d'âme.
Quelqu'un habite en moi. J'ai beau tenter de le noyer et de l'expulser mécaniquement. De proposer un traité de paix. De me détourner de moi ou de tenter de m'écouter ... rien ne fonctionne. La paix ne revient pas. Quelque soit le prix que je paie. Il me faudra donc l'affamer pour le réduire au silence, pour l'assécher, le rasséréner et donc ne plus subir son joug. Ou pour m'insensibiliser face à son emprise. Je ne sais plus sourire, même plus feindre de sourire, je ne sais plus me regarder, m'accorder un égard. Encore moins une valeur. Je ne me vois pas avancer encore : je n'ai nulle part où aller, surtout pas avec boulet sur le cœur et une telle enveloppe. J'ai seulement envie de me faire plus mal encore pour oublier que j'ai mal.
Je voudrais pouvoir entrouvrir ma cage thoracique, plonger mes mains à l'intérieur, retirer ce qui me pèse sur le cœur et glisse si souvent sur mes tripes, sur mon désir de vivre. Je n'ai pas ce pouvoir. Je n'ai même pas identifier la source, et où creuser. J'ai seulement la solution annexe pour cesser de porter un poids qui ne me revient pas. Il faut agir pour mettre fin à tout cela. Tant pis pour les conséquences et pour les sens interdits enfreints.

Photo : Edona
Musique en cours : The Wind That Blows par
Piers Faccini
Humeur : Morose

Posté par Ankylosee à 18:36 - .Quoi. - Commentaires [5] - Permalien [#]

24 août 2009

"Ernestine, tu entends des voix, reste digne."

then_I_became_human_by_koksuelJ'ai fermé les yeux. Pris une grande inspiration. Baissé mon pantalon et ôté mon tee-shirt. Ce n'était pas le moment de défaillir. Ni celui de plomber l'ambiance légère, bordée de jeux d'enfants et de soleil, de mes doutes et mes angoisses. Le ressac mélodieux. Le soleil au rendez-vous. Un petit coin de paradis et des désirs de bien-être formulés à mon endroit.
J'ai regardé droit devant. Toujours. Le regard sur l'horizon. Toujours. En laissant glisser les tissus. Droit devant, au large, pour oublier tout ce qui se mouvait à chacun de mes pas. Tout ce qui dépasse d'une ligne tracée et envahie par les excès. Pour oublier jusqu'à la possibilité de courir en arrière et de me rhabiller. De calfeutrer ce corps derrière de blêmes stratagèmes qui ne me dupent plus. Qui ne me rassurent pas. Ne sont qu'une illusion. Il a fallu lutter pour rester dans ce plus simple appareil de la honte.
La mer était bien trop froide pour y noyer longtemps ce corps frémissant. Plus qu'un corps, une masse. Il fallait ressortir, se mouvoir, s'exposer, debout ou étendue. Faire comme tant d'autres autour de moi. Le dégoût en plus. Ne pas se renfermer dans le mutisme non plus.

J'ai vu une série de photos de ce triste spectacle. Une fois. J'ai vu tout ce que je craignais de voir sans pouvoir me voiler la face sous des pans de coton, de fibres synthétiques. Je ne  regarderai pas cette série de nouveau. Tout est imprimé, gravé.
Et avec elle la honte mortifère de ce que je me suis laissée redevenir, de ce que j'ai laissé mes os se recouvrir. Aucune échappatoire, pas même sur la ligne d'horizon. Les culpabilités se mêlent : celle d'un tel corps excédant, celle d'en être toujours préoccupée, celle de savoir profiter comme tout le monde, badine et excitée, décomplexée et rieuse sans arrière pensées.
Là aussi, il me reste des traces de bronzage.


Une boule au fond de l'estomac que j'imagine expulser. Mais elle reste profondément encrer. Elle est moi. Définitivement. Malade de soi. Je visualise un lavage de ce que je suis de corps, puisqu'autour il n'y a plus rien en dehors de cette chair grasse. Encore moins d'identité. Une langueur tenace, là, sur le rebord de ma fenêtre, du saut du lit a
u coucher tardif, jusque dans mes rêves. Comme un lest à l'âme. Trop d'idées se bousculent. M'enlisent dans la sable de la Bretagne tant aimée. Dans le bitume parisien du quotidien.
Je connais toutes les théories, celle du pas à pas, celle du temps à s'octroyer, de l'élan à garder, de l'espoir à raviver à la moindre faiblesse, de l'écoute à s'accorder et de la violence à se faire pour ne pas stagner. Si je les ressasse à d'autres, c'est parce que j'y crois profondément. Que je les ai touché de près, en ai tiré profit avant de retomber. Je ne sais pas ce que je veux faire à présent. Je n'y crois plus : il s'agit de moi. Me recroqueviller. M'insensibiliser plus encore.  Et tailler dans la masse revient comme une litanie, comme l'unique recours, comme l'unique bien-être. La réponse idoine. Et  faussée par une identité perdue, qui ne trouve son salut quand dans la maîtrise et le rejet de soi pour s'élever vers une réussite plus pure, mais elle aussi erronée.

La rentrée pointe bien trop son nez, la reprise d'une vie de "working girl" sans paie ni possibilité de promotion. Et avec septembre les doutes, les mises à pied, à genoux. L'optique d'un chômage sévère et d'une ligne de fuite noircie. Il me manque un équilibre, un sens. Alors je vide. Qu'aurais-je fait de ma vie ? Pour les autres ? Pour le monde ? Mener une existence à contenter mon seul nombril, perdre ma vie à la gagner, à emmagasiner des biens matériels superflus, me laisse de marbre. J'aurais voulu être utile à autrui, sans en être remerciée. La reconnaissance ne m'intéresse pas, je n'ai pas besoin que mes actes me valorisent. Juste d'agir pour les autres. Pas envie non plus de laisser de traces ici-bas, encore moins de devenir importante pour quelqu'un. Mais n'être que de passage, et libre. Laisser indifférente au pire, puisque je ne suis pas capable d'apaiser ce monde d'injustices et de douleurs, et surtout veiller ne pas blesser les autres, proches et anonymes. Je n'ai pas envie de me tourner vers moi, vers des plaisirs égoïstes. Mon cœur ne bat que pour ma seule survie, cela ne m'égaie pas. Je ne me résume à rien. A personne. Je n'envisage pas de lendemain pour moi. N'ai pas d'avenir à contempler comme l'horizon. Pas la force de le débusquer non plus.

Photo : Koksuel.
Titre : Ernestine par Noir désir.
Musique en cours : J'envoie valser par Olivia Ruiz.
Humeur : Jocker.

Posté par Ankylosee à 20:54 - .Et. - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 août 2009

Milan Kundera.



"C'était le désir de ne pas être un corps comme les autres corps,

mais de voir sur la surface de son visage l'équipage de l'âme surgir du vente du navire.

Ce n'était pas facile parce-que l'âme, triste, craintive, effarouchée,
se cachait au fond des entrailles de Tereza

et avait honte de se montrer."

Milan Kundera - L'insoutenable légèreté de l'être

Posté par Ankylosee à 18:30 - Leurs Mots. - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 août 2009

01. 01. 2010

d35e7700a1ead6dc3ad3d0d022e54b1d

Il s'est passé trop de choses en trop peu de temps.
Un univers qui bascule violemment et entraîne dans sa chute des âmes et corps vivants bien que salement amochés. Eux, là-bas, et les conséquences à feindre d'accepter, d'encaisser avec le sourire pour le bien-être de tous.
Des nuits à suffoquer, écrasée par des rêves plus vrais que nature mais qui ne sont que chimères. Et qui laissent plus seule encore quand l'aurore se lève sur les paupières humides.
Plus rien ne pourra être réparé ni apaisé. De la réflexion imagée sur le voile des iris à l'abandon il n'y a qu'un pas. Franchi. L'esprit a trop ruminé le corps.
Tant de souffles manquent à l'appel. Tant de gravas au fond des chaussures qui avancent dans la mer déchaînée de l'existence amputée. Tant d'images, de mots, de pression du corps contre une peau fraternelle fragilisent. Trop de forces envolées pour retenir dignité et promesses murmurées à sa propre oreille. Des vœux d'un lendemain débarrassé d'inutiles et violentes pensées à sa propre encontre. Se retourner vers soi, vers la conscience de soi n'est désormais plus à portée de main. La vie n'est pas tendre derrière ses indéniables éclats. Trop d'aptitudes à l'éponge aussi. Gorgée sans être essorable. L'apnée n'est pas une capacité humaine innée. Ni soutenable sur le long terme.


En 2010.
En 2010, peut-être, je prendrai soin de moi.
Une de ces bonnes résolutions que l'on tient deux jours. Une semaine tout au plus.
D'ici là, je ne fais rien. Certains efforts demandent trop d'efforts.
Alors rien. Ou pire.

Pix By Afihara.

"Il y a aussi en tout voyageur un homme traqué,
découvrant soudain sa solitude, son impuissance à entrer dans la comédie ou la tragédie
qui se jouent autour de lui."
Michel Déon


"Et la coupe retournée qu'on appelle le ciel
Sous laquelle nous rampons, vivons et mourrons enfermés
Ne lève pas les mains vers elle pour implorer une aide
Car elle partage ton impuissance et la mienne."
Omar Khayyâm

Posté par Ankylosee à 13:55 - .Et. - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 août 2009

A & A.


"Parle si tes mots sont plus forts que le silence, sinon garde le silence."
Euripide

Posté par Ankylosee à 15:44 - .Et. - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 juillet 2009

A.

67f1ef7459085731Que reste-t-il de l'âme quand,
de jour en jour, le corps s'étiole ?

Son corps l'a trahie. Il avait pourtant été son allié pendant toutes ces années. Son arme, son fer de lance pour braver les pénibles contraintes du quotidien, les impostures, les meurtrissures de l'Histoire. Il l'a porté. Il nous a consolé. Son corps rond, résistant, fort, raide, sec d'enfant et ridé par les efforts et le temps. Il l'a mené loin. Et pourtant, c'est par lui que la fin est advenue.
Que reste-t-il d'elle à présent que son corps se décompose dans le bois, la dentelle écrue et la terre ? La rose de son jardin qui l'accompagne ne parfume plus rien. Déjà, en cinq jours, dans la fraîcheur artificielle d'une chambre qui n'était pas la sienne, son corps accusait l'arrêt de son souffle en des tâches noirâtres. Son corps l'a trahie et la trahie encore d'heures en heures. Je me retiens. L'envie m'assaille. Elle est irraisonnée, irréalisable et pourtant tellement intense, vibrante sous mes paupières, assassine dans mes veines et mes songes nocturnes comme diurnes. Je ne supporte pas de la savoir seule sous terre. Qui le supporte ? Tout cela me vrille, me disperse en morceaux éparses.
Je cours vers elle, de jour en jour. Je jetterai les coupes de fleurs aux bandeaux bienveillants, messages de tristesse de ceux que son corps l'a poussée à abandonner, en accord avec sa lassitude. J'arracherai la stèle sur laquelle je redoute que son nom soit déjà gravé, puis la double plaque de béton. Je gratterai la terre de mes ongles jusqu'à ce qu'elle s'insinue sous ma peau, que mon sang de frénétique la colore, peut-être. J'irai la chercher, la tirerai de là au mépris de ceux qui, poussières, l'attendaient et qu'elle souhaitait rejoindre depuis quelques mois. Je refuse qu'elle reste là-bas. Là-dessous. Elle vaut mieux que cela. Tellement mieux. Même son Dieu le sait. Alors pourquoi lui impose-t-il cela ? Au nom de quelle renaissance ? Elle mérite mieux que cette terre tour à tour sèche de l'été accablant ou visqueuse de trop de pluie. Je me moque qu'il s'agisse de la terre de sa vie, celle sur laquelle elle a grandie, vécue, celle qu'elle a aimée, travaillée, veillée, contemplée. Mais je resterai là. Immobile, acculée, défaite et taciturne, les yeux au ciel où elle se promène peut-être, légère. Rongée par la colère, la douleur et l'interdiction morale de donner libre cours à ma folie. Je n'ai pas le choix. Je n'ai que le droit de fantasmer un acte aliénant et salvateur que je ne peux commettre.

Son corps l'a trahie. Je trahis le mien sans l'once d'un remords. Ce n'est qu'une question de temps, il me trahira de nouveau, un jour prochain. Je ne fais que le prendre de court à son propre jeu. Il ne m'intéresse pas. Ne m'intéressera jamais. Il n'existe qu'à travers les souffrances physiques et mentales qu'il m'assène, soit. Quand ma poitrine, comme la sienne, ne se soulèvera plus dans un souffle régulier, ils sauront qu'il faudra le faire brûler. Ils le savent déjà. Puis le répandre aux vents des vagues. Il ne sera pas même poussières. Seulement, à mon image et à la celle qu'il aura été à mes yeux ma vie durant, des particules du rien. Du vide.

Le corps n'est que basse trahison.
J'aurai sa peau comme il a eut la sienne. Comme il a eut sa vie.
J'aurai son scalp avant qu'il ne vienne définitivement à bout de mes restes, de ce qu'il a tué.
Mon âme qui n'existe plus.

Que reste-il de l'âme quand,
de jour en jour, le corps s'étiole ?

L'oeil était dans la tombe by VladimirBorowicz

Posté par Ankylosee à 11:45 - .Et. - Commentaires [7] - Permalien [#]

28 mai 2009

( Fin )

004rfd9p












Certaines personnes portent en elles,
d'une manière inexorable,
le compte à rebours du saccage intime.

 

 

 



David Foenkinos - Nos séparations..
Photo : Natalia Vodianova
http://www.deezer.com/track/3129357

Posté par Ankylosee à 09:34 - Leurs Mots. - Commentaires [9] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2  3  4  5  6   Page suivante »