11 mai 2009
( Sans Titre )
Chacun a sa douleur Qu'il garde bien au chaud.
Calogero - By Vampire Zombie.
06 mai 2009
Charles Baudelaire.
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L’air est plein du frisson des choses qui s’enfuient.
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04 mai 2009
( Sans titre )
I see you walking everyday
with a smile beneath frown
But I won't look away, yeah
What does it mean?
What's there to see?
If I look closer
Closer, yeah
Where are you going?
And what are you thinking at all?
Your eyes show nothing more
than a dazed oblivion.
Closer - The Coors.
Over By Gnato
Je n'ai plus les mots. Seuls les mots des autres me mettent parfois en mots, encore. Je suis une voleuse.
Seuls les maux des autres trouvent en moi les échos suffisants pour que j'use de la parole. Vers eux.
Je suis du vent. Et si lourde, encore. Tellement. Je rêve d'envol.
Pourtant tout s'agite. En noir mais aussi en bleu. Un bleu serein. Sans violence.
Je lutte encore contre ce corps pour devenir un. Il fait tellement mal, encore.
Peut-être qu'elle a raison, il ne fait que m'indiquer un tournant, une évolution.
M'invitant par la torture qu'il s'assène à lui-même, à moi, à nous,
corps et esprit, qu'il existe.
Qu'il me faut dire nous pour dire
moi. Un jour peut-être.
Pourtant il m'use tant que je n'ai plus la force de m'affranchir de lui pour m'unifier. Usée.
Il n'y a plus que le silence pour me raconter et des mots lancés à tout va pour animer le brouhaha de mon esprit.
Des mots alignés pour conter la vie des autres, créés de toutes pièces pour me soulager du je, invisible et effacé.
Et j'ai besoin de la mer. Vite. J'erre sans phare et sans bouée.
Me manque le ressac qui ramène sur la grève. Efface les pas pour laisser place à de nouvelles traces.
Qui donne de nouvelles chances.
La fille de par le vent.
La fille de par le vent ...
se fera des ailes en carton ... pour pallier à l'embrasement des siennes.
La fille de par le vent
Est arrivée un jour du ciel
Et j'ai compris que l'essentiel
C'était que rien n'est important
La fille de par le vent
Elle est tombée un jour sur moi
Elle n'a pas de chance
Suis qu'un pauvre gars qui décolle jamais
Et qu'a pas d'ailes
Mais j'apprends vite
Des ailes je m'en ferai en carton
Viens on prend la fuite
C'est ça partons
La fille de par le vent
Elle a soufflé sur ma peau
C'était doux comme un vol d'oiseaux
Mais violent comme un ouragan
La fille de par le vent
Elle a balayé mes envies
En ne laissant que de la vie
Et de l'espoir
Tout simplement
Si tu m'invites
A n'être libre qu'en chutant
Je lâche tout je quitte
Ce qui me rend mourant
Et pour la suite
On prendra l'air et ses courants
En s'abreuvant des limites
De l'espace et du temps
Je la sens par delà des cimes
Qu'elle fait danser dans l'orage
Elle ne le sait pas mais la dessine
Pour moi des formes dans les nuages
La fille de par le vent
Elle veut faire le tour de la terre
Et me dit même que l'univers
Pour nous ce n'est pas assez grand
La fille de par le vent
Ne croit plus trop en l'être humain
Mais quand elle s'imagine demain
Elle dit qu'avec moi elle l'attend
Ce n'est pas un mythe
La vie est belle dans ses tourments
Et les rêves qu'on abrite
Nous la font joliment
La fille de par le vent
Emporte tout sur son passage
Les maux et les mauvais présages
Partent avec elle au firmament
La fille de par le vent
A pris mon cœur dans ses bagages
Mais peu importe s'il voyage
Il s'enrichit c'est l'important
Ma réussite
Je ne l'imagine plus en chantant
Mais dans l'art qu'elle suscite
Quand elle s'habille en blanc
Ma réussite
Je ne l'imagine plus dans vingt ans
Mais ce qu'il l'abrite ici et maintenant
Je la sens par delà des cimes
Qu'elle fait danser dans l'orage
Elle ne le sait pas mais la dessine
Pour moi des formes dans les nuages
La fille de par le vent
Elle veut faire le tour de la terre
Et me dit même que l'univers
Pour nous ce n'est pas assez grand
La fille de par le vent
C'est une tornade dans un soupir
C''est une bise dans un sourire
Qui dévaste mes fondements
La fille de par le vent
Elle a brisé l'idée de pierre
Qui me dit que tout est sur terre
En sûreté
Eh bien non !
La fille de par le vent - Syrano
The Fall By Paperflowers
28 avril 2009
Apnée.
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un
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Il court après les nuages
Plus qu'après les filles de son âge
Il veut s'y blottir, s'y cacher
Ici ses rêves sont gelés
Il nage dans des sphères
Que l'on ne connaît pas
Un timide mystère
Mais une âme au combat
Olivia Ruiz - Mon petit à petit
Météore.
Je nous prêtais la force de traverser
Un ciel crachant des pluies de météores
Je nous voyais bravant les pires dangers
Créant des souvenirs pour en faire un trésor
Mais ça monte, ça lutte, ça me saisit
Ça tire, ça brûle, ça jaillit
Mon soleil ne crève plus les nuages
Il n'efface plus les maux qui me ravagent
Jalousie, si le doute est un récif
Toi, tu exfolies mon cœur de tes griffes
Mais ça monte, ça lutte, ça me saisit
Ça tire, ça brûle, ça jaillit
Mais ça monte, ça lutte, ça me saisit
Ça tire, ça brûle, ça jaillit
Ce soleil qui rallumait les restes de mes bougies
Se dit épuisé d'avoir trop brillé
Je tanne ma peau vanille mais
Dans mon ventre, les courants d'air fourmillent
Mais ça monte, ça lutte, ça me saisit
Ça tire, ça brûle, ça jaillit
Mais ça monte, ça lutte, ça me saisit
Ça tire, ça brûle, ça jaillit.
Olivia Ruiz -Les météores
24 avril 2009
Entre deux.
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"Fous-moi la paix ma vieille caboche
Je suis rincée
Tu ne me fous pas la pétoche
Et je ne veux plus t’écouter
Fous-moi la paix ou j’te taloche
Je me sens toute démantelée ..."
Olivia Ruiz - Elle panique
Dessin Florent Gelli
Ne pas trop y penser. Oublier. Et se retenir de se démembrer. Surtout ne pas se démembrer, ne pas se démanteler, ne pas se vider. Ne pas, ne pas ... Mais le nier est-ce la meilleure solution ? Ne faudra-t-il pas au contraire, les considérer à défaut de les soulager, de les soigner. Se pencher sur les causes, et décortiquer les fâcheuses conséquences conduirait à ne vivre qu'au présent. Dans ce corps que l'on dit en révolte d'avoir été trop malmené. Par le passé. Au présent. Comment les oublier vraiment, ces douleurs qui courbent bien plus que l'échine, l'âme ?
Je ne comprends toujours pas ce que'il me hurle. M'assène. Et je m'obstine à me boucher les oreilles. A minimiser les sensations. Quitte à ramper, demain peut-être. Je ne saisis pas s'il me dit "regarde-moi" ou "laisse-moi tranquille". Je ne me comprends pas. Seul le poids à traîner me préoccupe, encore. Je ne le dévoilerais pas à des mains expertes. Pas dans cet état. Il me faut sauver les miettes de ma dignité. Mais me délester apaisera-t-il vraiment toutes ces douleurs qui me parcourent le corps, insufflant à ma démarche des allures de vieille femme. Pas lents et mal assurés. Je tremble sur mes cannes qui ressemblent des poteaux électriques, plutôt qu'à des branches de noisetiers. La respiration bloquée. Le corps saturé de points de compréhension, de tension. D'incertitudes. Je sais que l'Être ne s'en porterait pas forcément mieux. Quoique ... Ou un temps seulement. Ai-je encore le droit d'anéantir les avancées arrachées au prix d'efforts que d'autres disent mimines et naturels, et que je qualifie d'incommensurables.
Je n'ai pas envie de m'attarder sur lui. Même s'il me rappelle à la manière forte qu'il existe. Qu'il à trop souffert. Qu'il souffre peut-être, encore. Je ne lis qu'une chose dans ces journées repliées : nous n'avons pas fait la paix. Et je doute de trouver l'accord, un jour, qui enterrerait la hache de guerre. Elle est brandie entre mes deux, au dessus de ma tête. Et elle me fracasse l'âme en même temps que les os.
Si le diagnostic redouté tombe, alors cela ne sera qu'une douce ironie. Un pied de nez des coïncidences si terrible que je ne pourrais qu'en rire avant d'avoir le droit de laisser tomber. De nous laisser tomber, ce corps et moi. Pour le moment, il est l'heure de serrer les dents, plus fort, toujours plus fort, pour que le sourire tienne. De prendre ce corps en patience, et tout le mal qu'il fait couler dans mes veines avec.
13 avril 2009
( Sans titre )
J'ai envie de
montrer celle qui rit de bon coeur. Celle qui se livre sans impudeur certes, mais avec franchise. Celle qui chantonne un bon vieux morceau de rock qui n'a rien perdu de son intensité à son aune malgré les années écoulées et qui la fait toujours frissonner. Celle qui fredonne en sourdine, la nuit,
assise sur le rebord de sa fenêtre, des écouteurs dans les oreilles,
une cigarette dans la main droite, un verre de Coca Light dans la
gauche. Légère. Simple. Débarrassée un temps des poids. Dévoiler ces moments qui ne sont encore qu'à moi. Comme souvent mes larmes. Celle en robe. Ces vêtements que je recommence doucement à enfiler
depuis quelques mois,
tant parce-qu'ils dissimulent tout ce qui fait encore tellement mal que
parce-qu'ils signent, délicatement, une féminité avérée. Celle qui voudrait être enlacée, de bras amis, de bras amoureux. Celle qui a quelques fois envie d'être regardée, considérée, aimée. Celle qui veut, malgré les hésitations. Qui voudrait crier qu'elle est là, qu'elle existe, qu'elle n'est pas si vaine, pas que larmoyante et fuyante, obsédée. Celle qui pourrait devenir quelque chose. Quelqu'un. Qui, peut-être, est en passe de. Et qui en a peur, parfois. J'ai envie de
montrer celle qui sourit sans chercher à dissimuler, par ce subterfuge de politesse et de dignité, des larmes et des cris. Celle qui prend parfois la vie comme elle vient, et l'aime par instants, fugaces. Mais véritablement. Celle qui enfile les minutes comme des perles sans se poser de trop questions. Sans crouler sous les interrogations sans réponse. Juste en profitant d'un moment, au soleil, au bord du Canal, sans plonger dans cette triste solitude qui la broie si souvent encore. sans cet âpre refus de soi, de ses aspirations, des défauts. Envie de dévoiler
l'autre, celle qui n'est pas si triste, pas en permanence. Envie de ...
Et. J'ai l'impression d'être si caricaturale dans cette
peau là, souriante et libre. D'en faire trop pour souligner ce sentiment de
calme naissant et tremblant, incertain et impermanent, mais présent. Envie
de ... Mais j'ai trop honte pour cela, pour montrer celle-là. Je ne
sais pas où est ma place ni dans quel décor je suis la plus fidèle à ce
que je dois être, au fond, encore. Je ne sais m'y prendre avec moi-même face aux autres. Me glisse si facilement dans la peau de celle qu'on attend de moi. Celle que je crois devoir être sous les yeux des autres, inconnus ou pas. Et je reste enfermée dans sous ce
visage sans âme, responsable et digne, je l'espère, sous ses fardeaux qui se révèlent plus que je ne le souhaiterais. Triste, névrosée, accablée, renonçant parfois, s'effaçant souvent, oui c'est moi aussi. Et pas que moi aussi.
By Prismes.
11 avril 2009
Décembre en été.
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[ ... ] pas facile d'être sage les poumons pleins de rage [ ... ]
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09 avril 2009
Stéphanie Janicot.
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"La vie n'est pas si tragique, c'est juste un immense malentendu."
Stéphanie Janicot - Les Matriochkas.
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